 |
Quatre étoiles entre hier et aujourd’hui C’est un retour aux sources, une remontée dans le temps où tradition et modernité se conjuguent pour donner une âme aux lieux. Depuis le 1er mai, la Cour du Corbeau, sans doute le plus beau bâtiment à colombages de Strasbourg, a retrouvé sa fonction initiale avec l’ouverture d’un hôtel quatre étoiles des plus raffinés. Matériaux nobles, meubles néo-baroques, harmonie des tons déclinés en aubergine, mauve ou rose, luminaires poétiques, photographies de Jean-Baptiste Dorner, un artiste local… 57 chambres et suites au total, de 25 à 50 m², entre 265 € et 525 € avec, pour certaines, des jardins privatifs ou des espaces consacrés sur les coursives de bois. Derrière cette rénovation aussi colossale que minutieuse menée par la Foncière de la Montagne-Verte ainsi que Jean-Maurice et Jean- Pascal Scharf, déjà gérants des hôtels Régent Petite France et Régent Contades, un investissement de 17 M€ dont 700 000 € pour les murs. Rachetés à la Ville de Strasbourg en 2004, alors qu’ils étaient à l’abandon, ceux-ci remontent au XVIe siècle, époque à laquelle les dix maisonnettes qui constituent l’ensemble étaient déjà une hôtellerie : Zum Raben. Cette fonction perdurera jusqu’en 1854. Menée avec le concours des Bâtiments de France, la réhabilitation a conservé tout ce qui pouvait l’être tout en créant des volumes et des ambiances magiques. Un lieu hors du temps, à deux pas de la cathédrale, rue des Couples, mais à l’abri des bruits de la ville. Et les clients n’y sont pas les seuls admis : un bar lounge, tout en longueur est ouvert au public de 15 heures à minuit. L’occasion peut-être de croiser les fantômes des hôtes illustres de jadis, le Maréchal de Turenne, le roi de Pologne, Frédéric le Grand ou bien encore Mozart. Contact, 03 90 00 26 26
|