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Le Point Eco
Numéro 273 . Avril mai 2009

Bon sens contre malveillance

Une cellule s’est mise en place au sein de la Police nationale afin d’aider les commerçants et les patrons de PME à sécuriser leurs locaux par des mesures simples et peu onéreuses. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de contrats locaux de sécurité. Son but : prévenir la malveillance par la maîtrise des espaces publics.


Prévenir plutôt que guérir, sécuriser les lieux pour éviter ou retarder un acte délictueux. Ce principe est au cœur d’une loi de 1995 et entérinée par un décret en 2007 qui rend désormais obligatoire une étude de sécurité publique (ESP) dans le cadre des projets d’aménagement des équipements collectifs et des programmes de construction. C’est ainsi que d’ici 2010, tous les départements disposeront de référents sûreté au sein des services de police et de gendarmerie. Des acteurs permanents de la prévention de la délinquance auxquels est dispensée une formation et qui interviennent dans différents domaines : la prévention de la délinquance en milieu scolaire, celle des vols sur les chantiers, la réflexion sur les projets de rénovation urbaine en lien avec les collectivités territoriales et la mise en œuvre des dispositifs de vidéo-protection. « Ces référents sécurité sont de plus en plus sollicités précise par ailleurs le commissaire Emmanuel Dumas, en évoquant les demandes de plusieurs commerces strasbourgeois. C’est ainsi que nous sommes intervenus pour une boutique de prêt-à-porter au centre-ville où avait eu lieu une tentative d’effraction. Nous leur avons conseillé de remplacer la double porte par un mur en aggloméré et de changer la serrure. Des mesures peu onéreuses aptes à sécuriser les locaux. » Emmanuel Dumas et son équipe regrettent cependant de n’intervenir souvent qu’après un acte de malveillance. « L’idéal est de nous rencontrer en amont, souligne-t-il en détaillant les étapes d’une consultation auprès d’un référent sécurité.

Consultation auprès d’un référent sécurité
Après un premier contact où l’on prend connaissance de la physionomie des locaux, vient ensuite la phase du diagnostic, à partir de laquelle nous faisons un état des lieux qui nous permet de préconiser telle ou telle mesure. Le commerçant restant libre de les suivre ou non. » La démarche peut être menée en deux à trois jours pour les cas les plus simples, simples, et en deux à trois semaines pour les plus complexes. Elle concerne, outre des aménagements techniques, la sécurisation de l’alimentation électrique, la protection des données informatiques, l’adaptation des horaires de livraison, etc. Contrairement aux ESP qui concernent des structures pouvant recevoir plus de 1 500 personnes et sont obligatoires, ces services aux commerces ou aux PME sont simplement proposés. « Une cellule a été créée à cet effet », souligne Emmanuel Dumas, elle ne veut pas se substituer aux entreprises spécialisées mais souhaite dispenser des conseils de bon sens pour compliquer les actes de malveillance, les retarder et idéalement les éviter. Un service gratuit dont il serait dommage de se priver.

Contact : Commissaire Emmanuel Dumas assisté du major Patrick Lostetter, Police nationale, Pôle de prévention,
03 90 23 17 17
ddsp-presit.67@interieur.gouv.fr






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