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| Numéro 273 . Avril mai 2009 |
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Le pari alsacien de Raifalsa |

Seule entreprise à fabriquer du raifort en France, Raifalsa (67 Mietesheim) est passée en trois ans du stade artisanal à celui d’une petite industrie. Après le rachat de la dernière moutarderie d’Alsace - Alélor - l’entreprise ne cesse de se développer et d’innover. Prochaine étape : la relance de la culture de la moutarde, devenue inexistante en France.
Née à Mietesheim de l’initiative d’une famille d’agriculteurs en 1956, l’entreprise de fabrication de raifort a été vendue plusieurs fois faute de successeurs. Cédée à Ernest Trautmann en 1997, elle est restée dans le giron de la famille et continue de se développer. « En 2006, nous avons racheté la dernière moutarderie d’Alsace, créée par les frères Stumpf et reprise par Coop- Alsace. Nous avons rapatrié les machines, agrandi et modernisé nos locaux », explique le directeur actuel, Alain Trautmann. Il n’exclut pas une fusion à terme des deux entités, Raifalsa et Alélor (contraction des noms Alsace et Lorraine) qui emploient 14 salariés (contre quatre à l’origine). Depuis peu, le nouveau hall de stockage avec quai de chargement permet de gérer de façon optimale l’ensemble des produits, y compris de négoce - Alélor commercialisait des cornichons aigres-doux, des oignons, des câpres, des betteraves, etc. une activité intégrée lors du rachat.
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Innovation et défis
En moins de trois ans, la production de moutarde a progressé de plus de 30 %. Cette belle évolution permet à Alain Trautmann de tabler sur une hausse à court terme de la production et des effectifs. La première activité, le raifort, correspond à un chiffre d’affaires de 750 000 € pour 120 tonnes. Raifort nature, rémoulade, râpé, mélangé à de la moutarde, raifort casher, etc. Le produit est commercialisé pour majorité auprès de professionnels de la charcuterie et de la choucroute (en pot), mais également vendu en GMS, en France et à l’étranger (CA export : 1 %, qui vise à être développé grâce à l’embauche d’un commercial prévue chez Alsace Gourmet Food). La moutarde douce, dont la production de quelque 1 000 tonnes (destinée à 80 % aux industriels de la charcuterie) devrait augmenter de plus de 100 tonnes par an, représente 1,6 M€ de chiffre d’affaires. Ce condiment est décliné avec de la bière, du riesling, du raifort et… du pain d’épices. La moutarde est vendue en GMS, auprès de revendeurs, industriels et détaillants basés principalement dans l’Est de la France.
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Le retour des graines de moutarde
Initiée par la famille Trautmann et amenée à prendre corps avant la rentrée prochaine, la réintroduction des graines de moutarde en Alsace. Importées du Canada, leur prix avait flambé les dernières années. « Nos tests réalisés en partenariat avec la Chambre d’agriculture se sont avérés concluants. 15 ha de parcelles cultivés par sept ou huit agriculteurs fourniront la quantité nécessaire en graines, soit 30 tonnes pour 10 % de la production annuelle », annonce Alain Trautmann qui compte par ailleurs développer chaque année un produit nouveau. À l’étude : la moutarde mi-forte et le french wasabi - même racine que le raifort, de couleur verte. Après l’embauche d’une personne responsable de la qualité, il envisage de recruter un à deux salariés par an, pour accompagner la croissance de l’entreprise. L’objectif étant aussi de conquérir d’autres parts de marché pour ses deux produits. Pour en savoir plus sur l’entreprise, commander en ligne et accéder à des recettes au raifort élaborées par des grands chefs, rendez-vous sur le site internet. Réalisé en trois langues, il est également prévu de le rendre accessible aux professionnels d’ici 2010.
Contact, 03 88 90 31 85
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Raifalsa
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