Validation des acquis de l’expérience : un droit pour tous
Droit ouvert à tous, la validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de faire reconnaître son expérience - professionnelle ou associative - par un diplôme, un titre ou une certification professionnelle. Condition : justifier d’une expérience de trois ans en continu ou en discontinu par rapport au diplôme envisagé.
En 2007, près de 6 000 personnes se sont renseignées sur ce dispositif en Alsace, que ce soit au Fongecif Alsace, organisme paritaire de collecte de fonds ou auprès de l’un des douze centres relais, dont la CCI fait partie. Selon le Fongecif Alsace, trop peu ont débouché sur des financements de projet. Spécialisé dans le développement de projets personnels, l’organisme financeur n’a enregistré que 582 dossiers aboutis en 2007, sur les 1057 présentés. D’où l’enquête qualitative et quantitative qu’il a initiée afin de déterminer les freins et les motivations des postulants.
Un diplôme garant d’une activité professionnelle
Certes, la démarche peut sembler rébarbative car elle demande du temps, mais elle permet à tout un chacun de faire valoir ses acquis professionnels. Une satisfaction personnelle, qui peut aussi déboucher sur une évolution professionnelle - dans son entreprise ou ailleurs -, ou permet de se prémunir face à un licenciement éventuel.
Des parcours réussis
Parmi les personnes interrogées par le cabinet d’études mandaté par le Fongecif-Alsace et l’agence de communication Grafiti, 36 % des personnes ayant obtenu un diplôme concernent des BEPC, CAP, ou BEP, 21 % un baccalauréat d’enseignement général, technologique ou professionnel. Leurs objectifs en passant la VAE : une sécurité pour l’avenir, une reconnaissance de sa valeur. De manière générale, faire valider ses acquis consiste à valoriser son image sociale. Parfois, la démarche n’est que le premier pas vers une autre orientation. En témoignait une jeune femme titulaire d’un CAP vente, qui a fait valider son expérience professionnelle par le Fongecif pour devenir responsable de magasin. Elle ne s’en tiendra pas à cette VAE réussie : son objectif final est de demander un congé individuel de formation (CIF) pour acquérir les aptitudes nécessaires à la formation de formateurs. Son parcours lui permettra d’atteindre le niveau IV dans la classification des diplômes, préparé à l’Université Marc Bloch. La première étape de la VAE consiste à présenter un livret détaillé de recevabilité, la seconde à alimenter un dossier spécifique à son activité professionnelle en développant les modules liés au diplôme ou certificat visé. Une fois le dossier accepté, le candidat est accompagné par son organisme certificateur pour préparer sa présentation à un jury, qui contrôle et évalue les compétences et aptitudes correspondant à la certification visée. Il décide de l’attribution de la certification ou d’une validation partielle, qui doit alors faire l’objet d’une évaluation complémentaire. La campagne d’information du Fongecif Alsace sera déclinée jusqu’à la fin du mois, elle est également visible sur le site de la Région Alsace : www.vae-alsace.com. Vous pouvez également vous informer au Pôle formation CCI, centre relais conseil.