Pôles de compétitivité : une labellisation convoitée pour une réussite commune
Prisés par les industries friandes d’innovation, l’accès en reste néanmoins plutôt laborieux : les processus sont lourds et peu transparents. Mais la corrélation entre les différents acteurs d’un même secteur industriel devenant de plus en plus contraignante car chaque niveau de production impose ses règles au niveau sous-traitant, il est désormais essentiel de s’intégrer à ces réseaux afin de pouvoir répondre aux exigences. Et donc de garantir la pérennité économique sur le territoire de toute une branche industrielle.
La logique de projets constitue la quintessence des pôles de compétitivité.
L’idée des pôles de compétitivité se calque sur les objectifs européens en matière de développement et d’innovation. L’initiative appliquée sur le territoire français entend favoriser la synergie à l’échelle locale entre entreprises, bureaux de recherche, centres de formation, laboratoires, etc., afin de renforcer leurs chances de succès au niveau national, si ce n’est international : elle veut soutenir financièrement les partenariats susceptibles d’inciter l’émergence d’une offre compétitive dans des domaines où la France a quelques difficultés à se développer. D’emblée, l’engouement pour cette labellisation a dépassé de loin les attentes du gouvernement et dès le premier appel d’offres, 105 pôles ont posé leur candidature. Les domaines de prédilection : les nouvelles technologies et les secteurs industriels d’envergure comme l’automobile ou l’aéronautique. On dénombre aujourd’hui 66 pôles de compétitivité en France.