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Le Point Eco
Numéro 253 . Octobre novembre 2006

Grand Prix de l’Entrepreneur, les lauréats du Grand Est primés à l’Illiade

Le Prix de l’Entrepreneur de l’année est organisé par Ernst et Young avec le journal L’Entreprise, en partenariat avec Fortis Banque, Kadéos, Microsoft, LCI, Le Figaro et Radio Classique. Il est décerné dans neuf grandes régions : Nord, Ile-de-France, Est, Ouest, Rhône-Alpes, Sud-Ouest, Méditerranée, Pacifique et Antilles-Guyane. Le jury Est, présidé par Dominique Formhals, président directeur général d’Aquatique Show International, était composé de Bernard Stoeffler, gérant d’Alsagestion, Francis Schillio, secrétaire général de la Fondation IECS et Édouard Leher, délégué régional adjoint d’Oséo. Les lauréats distingués dans chacune des régions concourent pour la grande finale nationale qui fera l’objet d’une manifestation le 17 octobre à Paris.

Les lauréats
Lauréat hors normes
Bernard Roth
Prix de l’engagement sociétal

Conseiller technique de la CCI, Bernard Roth, ancien pdg d’une société de négoce de bois, est un engagé fidèle de cette filière. Trésorier national de la fédération française du bois, conférencier et défenseur du bois «le seul matériau récoltable et renouvelable», il occupe parallèlement de nombreuses fonctions et responsabilités socio-professionnelles.

Une longue liste d’engagements
Juge consulaire au tribunal de commerce depuis 20 ans, trésorier puis vice-président départemental de l’Entraide de la Légion d’honneur, trésorier des conseillers du commerce extérieur, administrateur des Ports de Strasbourg et Kehl, membre du conseil de la Banque de France de Strasbourg, etc. À cette longue liste d’engagements, il faut ajouter un investissement sans faille pour les nobles causes : exclusion, réinsertion, prévention de la toxicomanie, dons du sang, etc., auxquelles il consacre de nombreuses heures, qu’il s’agisse d’associations ou de soutien aux personnes en difficulté ou en détresse. Le secret de sa forme ? La course à pied. À 69 ans, cet heureux grand-père de six petits-enfants participe encore à des marathons (pour ne citer qu’un exemple : le marathon des sables, en 235 km et cinq étapes), pratique des courses non-stop dans des déserts nord africains – 170, 200, 333 km – où il s’est fait photographier avant l’arrivée, lançant un boomerang fabriqué par une association d’insertion. Alpiniste à ses heures, il a escaladé le Cervin (4 481 m), le Mont Blanc (4 807 m), le Kilimandjaro (5 895 m) et l’Aconcagua (7 000 m). L’entraînement ? Cinq fois par semaine, messieurs ! Dont deux en courses fractionnées de cinq kilomètres en petites séries... histoire de faire monter la puissance cardiaque. Son terrain de prédilection : la forêt de Pourtalès, où il parcourt une quinzaine de kilomètres par séance. Incroyable ? Non, et Bernard Roth vous dira qu’il n’a aucun mérite, qu’il pratique le sport avec spontanéité, à l’instar de ses engagement associatifs. «Je me fais royalement plaisir à aider les gens, j’ai le sentiment de rendre un peu aux autres ce que la vie m’a donné.» C’est ainsi que Bernard Roth court depuis plusieurs années avec les détenus de la maison d’arrêt de l’Elsau. Et de conclure : «ne m’admirez pas, enviez-moi». Bernard Roth, un homme impliqué et attachant, qui mérite pleinement le prix de l’engagement sociétal qui vient de lui être attribué, lui qui est Officier de la Légion d’honneur.




Serge Voltz
Prix de l’entrepreneur de l’année


Serge Voltz a créé les Graines Voltz à l’âge de 20 ans. Sa société, aujourd’hui leader sur son marché en France, est la seule indépendante à distribuer des semences et des jeunes plants de fleurs et légumes. Les Graines Voltz, c’est plus de 22 000 références, 7 000 clients et 200 fournisseurs. Selon Serge Voltz, le succès de son entreprise repose sur un socle efficace : de bons produits et des collaborateurs compétents et reconnus. Chez Voltz, tous les employés sont actionnaires ou stock-optionnaires. «Une force incroyable», souligne le chef d’entreprise qui emploie 110 personnes, dont 45 commerciaux, et réalise 30,5 M€ de chiffre d’affaires pour un résultat net de 1,6 M€, en augmentation de 20 % par rapport à 2004. L’entreprise, cotée Euronext, a progressé de plus de 310 % entre septembre 2003 et septembre 2006.




Bernard Marle
Prix de l’innovation


Il a interrompu ses études à 15 ans pour rejoindre la société familiale dont il reprend la direction à 28 ans, en 1978. Bernard Marle impulse la diversification de l’activité de l’entreprise, originellement orientée dans la production d’ébauches estampées dans le domaine biomédical. Reconnu internationalement pour ses spécificités d’estampage de précision, déformation à chaud, mi-chaud et froid de pièces métalliques, il travaille notamment pour les principaux acteurs de la prothèse orthopédique et collabore avec divers organismes de développement. Les clés de sa réussite : la maîtrise des coûts, la qualité des produits et services offerts, la réactivité de la société face aux demandes spécifiques des clients, des investissements récurrents. CA 2005 : 24 454 000 € pour une rentabilité de 24,32 %. 130 salariés ont contribué à une progression du CA de près de 66 % de 2002 à 2005.




Pierre Reinhart
Prix de l’entreprise internationale


Après un BTS spécialisé en véhicules à moteur, Pierre Reinhart rejoint la société familiale fondée par son grand-père en 1982. Directeur général, il rachète la totalité des parts de la société en 2000. Depuis, il n’a de cesse de trouver des niches pour se démarquer de ses concurrents. Présent sur le marché des autocars d’occasion, Dietrich Carebus est en deuxième position en termes d’immatriculation d’autocars neufs sur le marché français et l’un des plus importants revendeurs de pièces de rechange. Le succès de l’entrepreneur tient, selon lui, à sa passion de l’automobile et de la mécanique générale. Stratégie de diversification de produits et développement à l’international lui ont permis de se tailler une part de lion sur le marché des pièces de rechange et du SAV. 110 personnes, un chiffre d’affaires 2005 de 70 051 000€ (en augmentation de 141% de 2002 à 2005), une rentabilité de 4,56 %.




Laurent Py
Prix de l’entreprise d’avenir


Diplômé d’un DEA en informatique, Laurent Py a réalisé une thèse sur le thème qui donnera naissance à son entreprise : le problème d’évaluation symbolique des spécifications. Après un passage de six mois chez Dassault Systèmes, il rejoint le groupe Altran en 2000 où il se familiarise avec la gestion de projet et le management. En 2003, il fonde Leirios pour se consacrer à la création d’un produit devenu leader sur le marché : le model base testing, l’identification automatique des tests à réaliser à partir du modèle fonctionnel UML d’un logiciel. La solution s’intègre et complète parfaitement les produits leaders du marché. Les atouts de Laurent Py : un positionnement efficace grâce à des partenariats stratégiques avec de grands acteurs du marché. 20 personnes constituent l’entreprise, qui réalise 247 000 € de chiffre d’affaires.








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