Né en 1906, le grand magasin qui s’appelait alors le Louvre a changé plusieurs fois de nom avant et après la guerre. Ce n’est qu’en 1979 qu’il a pris l’enseigne Printemps. Pour fêter ses 100 ans d’histoire, le directeur actuel du magasin, Jo Choyer, a choisi de se démarquer de ses concurrents durant trois semaines (du 14 septembre au 7 octobre). Pour l’occasion, des événements «100 % mode» ont été imaginés en association avec de nombreux créateurs de vêtements, d’accessoires et produits de la maison pour la plupart issus de la région.
Précurseur de tendances
Pour exemple, Catherine Cordasco, créatrice de bijoux, strasbourgeoise d’adoption, Anne Wenger, créatrice textile, Cécile Mairet, créatrice et habilleuse de sièges, Marie Gapp, créatrice textile et d’accessoires de mode. Parmi les produits innovants, la «bix», une canette revisitée par des designers (V8) et transformée en verre soufflé de couleur. Le centre d’art verrier international de Meisenthal (57), qui était déjà présent lors du parcours du design organisé par la CCI en 2005, s’est aussi associé à l’opération. Également au menu des festivités, des animations liées à la personne, des démonstrations de chefs étoilés et une exposition sur les 100 printemps du magasin. Histoire pour les visiteurs de redécouvrir les différentes époques de ce bâtiment enraciné dans le paysage strasbourgeois, qui a traversé différentes époques et courants, sous les noms successifs de Elka, Grandes Galeries et Printemps. Et toujours dans une même dynamique, «de précurseur de tendances». Le Printemps, c’est 8 250 m2 de superficie, 300 salariés. S’il est vrai que la façade gagne à être rénovée, l’intérieur du magasin est en perpétuelle évolution. Comme le souligne Jo Choyer, «la vieille dame a une beauté intérieure qui continue d’attirer des millions de visiteurs et ses rayons font régulièrement peau neuve, restaurant-terrasse y compris. Et le rachat prochain du magasin par un groupe italien ne devrait pas remettre en cause sa pérennité».