Les archives du Point Eco de la CCI
Présentation

Abonnement
Les dossiers
  •Concours Lépine
  •Metiers
  •200 ans d'entreprises
Recherche avancée sur tout le Point Eco
Archives PDF
  •2009
  •2008
  •2007
  •2006
  •2005
  •2004
  •2003
  •2002
  •2001
Annoncer dans le Point Eco
Archives WEB
  •2010
  •2009
  •2008
  •2007
  •2006
  •2005
  Décembre 2005
  Novembre 2005
  Octobre 2005
  Septembre 2005
  Juillet - Août 2005
  Juin 2005
  Avril 2005
  Mars 2005
  Février 2005
  •2004
  •2003
  •2002
  •2001

Le Point Eco
Numéro 246 . Décembre 2005

La mise en lumière de l’hôtel consulaire

Délai tenu : le 21 novembre, la CCI a dévoilé sa façade entièrement rénovée et illuminée dans le moindre détail. Pour l’occasion, une mise en scène inédite signée Pierre Bardet a fait parler Gutenberg.

163 sources, une puissance totale de 6,5 kW
Musique rythmée, laser, écran géant, autant d’ingrédients de la fête dont l’objectif était la mise en valeur de l’architecture remarquable du bâtiment de la CCI. «Il s’en est passé des choses sur cette place…» Après une brève introduction, le président Jean-Louis Hoerlé a donné la parole à Gutenberg, puis aux deux lions qui surplombent la façade. Ces lions avaient été démontés en mai dernier pour un coup de lifting. Le premier, original en grès des Vosges, datait de 1585, le deuxième, une copie du XIXe siècle. L’original étant trop abîmé pour être exposé aux aléas météorologiques, a été mis au chaud, dans le bureau du président, alors que sa copie, réalisée par le sculpteur Christian Fuchs de Niederhaslach, a pris place à côté de son voisin. Mettre en lumière le bâtiment à partir de sa propre façade : une condition imposée par la réglementation, qui impliquait un respect de l’ordonnancement monumental de l’édifice par mise en lumière des colonnes. La technique retenue permet d’éclairer les fresques en allèges, afin d’atténuer la verticalité des colonnes et de redonner de la surface et du volume à la façade. Les lucarnes, éclairées à l’intérieur, donnent une lecture en relief de la toiture.

Animer la ville
Le résultat, qui a nécessité un investissement de 250 000 € pour l’éclairage (2 M€ pour la façade) est à la hauteur de la qualité architecturale du bâtiment, réalisée avec des sources peu énergivores et des dépenses de maintenance maîtrisées. La technique utilisée autorise un choix infini de couleurs, de manière individuelle par source, pour une adaptation de l’éclairage au sujet éclairé et la réalisation d’éclairages événementiels à partir des mêmes sources – 163 points lumineux au total. De quoi animer notre ville à l’occasion des fêtes nationales, de réceptions, des fêtes de Noël… Car si la CCI révèle une présence active, dynamique et vivante sur la place Gutenberg le jour, de nuit le bâtiment du Neubau doit également révéler et affirmer sa présence dans la vie nocturne strasbourgeoise.

les travaux de rénovation du bâtiment
Un programme sur 4 ans
Financés à hauteur de 40 % par l’Etat, 4 M€ seront investis au total pour réhabiliter l’extérieur du bâtiment de la place Gutenberg : les parties extérieures, la pierre, la toiture, la peinture, la menuiserie, la zinguerie et le paratonnerre. Un programme sur quatre ans, qui a démarré fin 2004 par un diagnostic et des relevés qui auront permis de travailler véritablement sur la période estivale, «l’objectif étant de libérer la façade pour les festivités de Noël, rappelle Jean-Michel Lehmann, secrétaire membre du Bureau de la CCI, qui a supervisé les travaux. Cela nous a permis de réduire ainsi les délais de 16 à 12 mois». Les travaux ont démarré du côté de la rue de l’Arbre Vert (en 2002-2003), puis de la place Gutenberg (2004-2005), et se poursuivront en 2006-2007 sur la cour intérieure et la rue de l’Épine, puis la rue des Serruriers d’ici 2007-2008. À noter l’importante participation de la DRAC, qui a notamment financé 40 % du poste éclairage. Les travaux de réhabilitation ont été les plus longs, du fait du nombre impressionnant de mascarons à restaurer et la reconstitution des arabesques, dont on avait retrouvé le dessin d’époque et qui a dû être reproduit à la main. Un savoir-faire qui a mobilisé six corps de métiers différents Jusqu’à présent, la CCI a versé une contribution de 32,5 % du coût des travaux, le reste étant réparti entre l’État, le Département, la Ville. Elle est en attente de subventions pour les autres tranches.


> Diaporama en ligne sur la soirée d'inauguration