Comment attaquer le premier marché mondial, le plus porteur et le plus solvable ? Comment promouvoir nos produits dans un contexte hyper professionnalisé ? Comment réussir à se frayer un créneau sur un marché hyper concurrencé et concurrentiel ? C’est à ces problématiques que s’est attelée l’industrie alimentaire alsacienne présente au 51e Fancy Food Show de New York, qui s’est déroulé au Jacob Javits Center du 10 au 12 juillet 2005.
Le Fancy Food 2005: 2 600 exposants, 30 000 visiteurs professionnels. Un défi pour la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin qui avait réuni pour le compte des CCI d'Alsace une plate-forme de onze entreprises* dont la complémentarité des produits illustrait le dynamisme de l'industrie agro-alimentaire alsacienne. La CCI de Mulhouse-Sud Alsace, sous l’impulsion de son président de Commission internationale Jean- Michel Clerc, fortement impliquée dans la préparation de l’opération, a permis de drainer six entreprises de l’agroalimentaire haut-rhinois.
Une synergie entre l'industrie et le tourisme
L’opération alsacienne à New-York fut exemplaire par la synergie des actions mises en place, en particulier l’Adira et son directeur Bernard Higel, qui pilote la présence alsacienne en matière d’attraction d’investisseurs américains. La présence également du Comité Régional du Tourisme et son directeur Philippe Choukroun qui ont réussi à mobiliser une vingtaine de journalistes spécialisés dans l’industrie alimentaire, ainsi que la promotion touristique. La présence de journalistes du New York Times, de Food Industry, de Food & Wine…, des journaux de référence, comme Wine Spectator qui tire à deux millions d’exemplaires 16 fois par an peut être relevée. C’est cette multiplicité d’articles sur l’Alsace, sur ses atouts qui vient conforter l’image d’une petite région rhénane, volontaire et gagnante dans l’immensité frénétique des USA. Pour mettre en harmonie l’ensemble de l’opération, deux personnalités ont su animer la soirée de gala qui s’est tenue chez Jean-Georges Vongerichten, cet autre alsacien qui aborda les USA il y a 25 ans, dans son prestigieux restaurant, le «Jean-Georges». Le président de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin, Jean-Louis Hoerlé, après un discours d’enthousiasme et d’étonnement, a cédé la place à Émile Jung, Chef du Crocodile, qui proposait un menu typiquement français à l’occasion du 100e anniversaire de la disparition de Jules Verne.
Une présentation dynamique
Cette opération, venue consacrer une 6e présence alsacienne consécutive à New York, a permis d’amener sur le marché américain une quarantaine de PME alsaciennes. Elle illustre que, pour réussir à l’export, les différents acteurs de l’international doivent unir et réussir le défi d’un «délicat mélange des genres». Travailler ensemble crée un phénomène démultiplicateur en termes d’image et de notoriété par association des entreprises et de leurs produits, d’atouts gastronomiques et touristiques et d’une présentation dynamique de notre région. Au mois d’octobre, un «débriefing» permettra de mesurer les retombées en termes d’affaires et ainsi de renforcer nos ventes agro-alimentaires vers un marché fabuleux sur lequel aujourd’hui nos résultats sont en deçà de nos performances habituelles. Sur 24mds€ d’exportations alsaciennes dans le monde, nous avons vendu pour 1,125 mds€ de produits aux USA en 2004. La part de l’agroalimentaire n’est que de 17M€, dont 13 pour le seul secteur des vins. À l’évidence, ce secteur peut et doit mieux faire sur le marché américain.