Ils ont donné leur nom à des rues de Strasbourg. Depuis 1803, dix-huit présidents se sont succédé à la CCI. Parmi eux, certains ont donné leur nom à des lieux publics (rues, avenues, pont, passerelle ou cité Jean-Georges Humann, Jean Conrad Sengenwald ou Alfred Herrenschmidt.
Regard sur Jean-Georges Humann
Président de la CCI de 1819 à 1831, qui a donné son nom à une rue de Strasbourg . Né à Strasbourg le 6 août 1780, Jean- Georges Humann fait son apprentissage dans une manufacture de tabacs à 14 ans. Il ouvre ensuite un petit commerce d’épicerie. Marié à 19 ans, il devient commissionnaire de roulage et s’enrichit dans le commerce des denrées coloniales. En 1806, sa fortune s’élève à un million et demi de francs. Dès 1811, il est nommé juge au tribunal de commerce. Cinq ans plus tard, il rejoint la commission qui administre les hospices civils. Membre de la chambre de commerce, il en devint le président en 1819.
Le premier alsacien nommé ministre Jean-Georges Humann fut envoyé à Paris en 1814 pour défendre le commerce strasbourgeois ; il réclama notamment l’abolition du monopole du tabac. Il devint un brasseur d’affaires considérable, participant à la création d’une compagnie d’assurances contre l’incendie, d’une raffinerie de sucre à la Meinau, d’une compagnie rhénane de navigation à vapeur. En 1821, il créa une compagnie pour l’achèvement du canal du Rhône au Rhin, appelé alors Canal Monsieur. «L’industrie fait la puissance des sociétés modernes», dit-il au roi Charles X, venu en Alsace en 1828, en précisant : «La liberté est la vie de l’industrie, la condition de son développement.
Défenseur du commerce alsacien Sa carrière politique commença sous la Restauration, en 1819, lorsqu’il fut nommé membre du conseil général du Bas-Rhin. De 1833 à sa mort, il fut l’élu du canton de Sélestat. Il présida l’assemblée départementale en 1831, puis de 1836 à 1841. Elu au suffrage censitaire, député du Bas-Rhin en 1820
Ministre des Finances de 1832 à 1836, puis de 1840 jusqu’à sa mort, il fut le premier Alsacien à devenir ministre. «La carrière de Jean-Georges Humann est à la gloire de la démocratie française,» écrivit Le National, le lendemain de sa mort. Après la guerre de 1914-1918, devant la situation déplorable des finances publiques, Poincaré lui rendit hommage en s’écriant : «il nous faudrait un Humann !».
Les Présidents de la CCI Jean-Georges Schertz, 1803-1818 Rue Schertz, plaine des Bouchers, Strasbourg
Jean-Georges Humann, 1819-1831 Rue Humann, Finkwiller, Strasbourg
François-Charles Sauvage, 1831-1838
Jean-Conrad Sengenwald, 1838-1839 Rue Sengenwald, Krutenau, Strasbourg