Parquetzi : Rapid’Pose, le confort dans le travail au sol
Parquetzi, une entreprise strasbourgeoise spécialisée dans la vente, la pose et la rénovation de parquets. Son dirigeant, Fouzi Meferak a conçu un appareil permettant de travailler plus rapidement au sol, en épargnant dos et genoux. Primé deux fois au Concours Lépine, il recherche des partenaires pour une fabrication industrielle.
Artisans et Cram intéressés
Né à Sélestat, Fouzi Meferak s’est formé à l’ébénisterie dès l’âge de 13 ans. Il a exercé dans la menuiserie avant de se spécialiser dans la création de parquets personnalisés. Alors qu’il est employé comme parqueteur, il subit les contraintes liées à son métier : « je rentrais souvent tard le soir, avec des douleurs dans le dos et les genoux. Je paniquais à l’idée que ces maux ne s’aggravent au point de ne plus pouvoir exercer et j’ai voulu trouver une solution », raconte Fouzi Meferak. C’est avec la complicité de son épouse qu’il a étudié les positions du corps les plus confortables qui ne mettaient pas les muscles en mouvement. Il a créé les gabarits, testé les positions du dos, des genoux, avant d’aborder l’aspect esthétique de son produit. Son concept « Rapid’Pose », est un châssis avec supports rembourrés servant de siège.
Testé par des artisans qui ont apprécié le confort, la précision et l’efficacité dans la mise en œuvre, remarqué par la CRAM, son prototype est récompensé par le CEEI Alsace, qui lui permet d’obtenir des aides régionales, notamment par le biais d’Alsace Technologie. « Pour faire breveter mon concept, il fallait que je crée une entreprise. J’ai fait d’une pierre deux coups », raconte le jeune chef d’entreprise, 34 ans aujourd’hui. Alsace Technologie a financé son brevet à hauteur de 75 %. Restait la mise en fabrication. Et c’est là où le bât blesse. « Parmi les intéressés, il y avait ceux qui voulaient récupérer le brevet et fixer eux-mêmes leurs prix, ceux qui me demandaient une avance pour une étude d’ingénierie - alors qu’elle existe -, 30 000 à 40 000 € pour le moule et une garantie de pièces vendues, ou encore des industriels chinois fabriquant à l’étranger. l’étranger. Soutenu par la région, je tiens à ce que la fabrication reste dans la région ». Pour rester compétitif en France, Fouzi Meferak envisage de faire réaliser 5 000 pièces qui seraient commercialisées à 500 € environ. Le potentiel d’acheteurs existe : ils sont carreleurs, poseurs, parqueteurs, nettoyeurs industriels, jardiniers, revendeurs d’outillage, etc. Afin de trouver un partenariat, Fouzi Meferak s’appuie sur le CEEI qui lui avait déjà suggéré de présenter son produit au Concours Lépine, afin de le faire connaître au grand public et analyser son potentiel auprès des artisans.
Un nouveau brevet
Entre-temps, Fouzi Meferak s’est attelé à l’étude d’autres procédés comme la marqueterie d’eau : baignoires en bois, fontaines, tables basses avec dessins ou logos. « Le bois ne travaille pas grâce à un système que je suis en train de tester au bar Les Artistes. En quatre ans, le bois n’a pas bougé, j’y vois un énorme potentiel, notamment pour les terrasses ». Pour cette invention, il utilise différentes matières et différentes colles. Après avoir fait protéger son procédé d’assemblage, le même combat se présente à lui : celui de la fabrication. De premiers contacts sont pris avec les écoles d’ébénisterie. « Ce qu’il me faut, c’est trouver un local aux normes de 100 m2, sécurisé pour une conservation du bois à température constante ». Avis aux collectivités et aux industriels ! « Ma préoccupation est de rester maître de la fabrication », résume le jeune chef d’entreprise. D’abord installé au centre-ville, Fouzi Meferak vient de déménager son showroom dans le quartier du Neuhof, rue de la Klebsau, dans son entrepôt de stockage de 350 m2. Ses clients sont des promoteurs, des décorateurs d’intérieur, des architectes, des cabinets dentaires et des particuliers.
Les avantages de l’appareil rapid’pose
Le châssis a été conçu avec des supports rembourrés qui vont servir de siège. En divisant la masse du poids du corps en trois parties : genoux tibias, torse, fessier, l’appareil permet d’avoir une position confortable pour le dos et les genoux en position statique et en dynamique. Avec l’avantage supplémentaire de gagner 25 % à 30 % du temps de travail par jour.
2e Prix du Concours Lépine régional de Strasbourg 2004 (médaille d’or et prix Caisse d’Épargne) Prix Artinov 2006 de la Banque Populaire d’Alsace
Le Concours Lépine, 107 ans d’existence Idées originales ou prototypes de génie, objets du quotidien ou technologies innovantes, ce sont souvent les inventeurs qui répondent à des besoins qui sont primés par le Concours Lépine. En leur permettant de s’ouvrir au grand public, les organisateurs leur offrent la possibilité de nouer des contacts avec des entrepreneurs susceptibles de commercialiser leurs innovations.
Créé en 1901 par le Préfet de Paris, Louis Lépine, le Concours Lépine est né d’un besoin économique spécifique au secteur du jeu jouet et d’articles de Paris. Le premier concours-exposition met en lumière le travail de ces petits fabricants menacés par la concurrence étrangère . Depuis 107 ans, plusieurs centaines d’inventions ont laissé leur marque après avoir été récompensées : le fer à repasser, le stylo à bille, la machine à écrire en braille, l’appareil récepteur de TSF, le cœur artificiel, le fauteuil électrique pour personnes handicapées, etc. Organisatrice du concours, l’Association des petits fabricants et inventeurs français - devenue l’AIFF - s’investit avec enthousiasme pour promouvoir l’invention, soutenir et défendre les droits et intérêts des inventeurs, leur fournir un appui auprès des entreprises et des organismes officiels. Grand Prix du Concours Lépine, Prix du Premier Ministre, Prix du Président de la République, les prix se sont multipliés, s’inscrivant dans la logique de croissance considérable des inventions. « Le s salons , devenus plus n o m b r e u x , sont toujours conçus dans le même esprit », souligne l e Président du Concours Lépine, Gérard Dorey. Un fort potentiel de consommation. « Notre objectif est de permettre à des innovations et à des technologies d’obtenir une évaluation professionnelle afin de s’intégrer plus facilement dans le tissu industriel. Depuis 107 ans, le Concours Lépine a toujours été intégré dans un salon grand pliés, s’inscrivant dans la logique de croissance considérable des inventions. « Le s salons , devenus plus n o m b r e u x , sont toujours conçus dans le même esprit » souligne l e Président du Concours Lépine, Gérard Dorey. Un fort potentiel de consommation. « Notre objectif est de permettre à public » indique Gérard Dorey, qui met l’accent sur la qualité du visitorat, constitué à 95 % par des consommateurs qui peuvent être aussi industriels, fabricants, acheteurs de licences ou sociétés de grande distribution, décideurs. Quelque 750 000 visiteurs s’attardent chaque année devant les stands, cela permet à l’inventeur de réaliser lui-même son étude de marché. Les résultats sont au rendez-vous, puisque 50 % des inventeurs trouvent un partenaire et 17 % créent leur entreprise - souvent ceux qui se sont engagés après avoir vérifié qu’ils avaient un potentiel. Et de conclure : « aujourd’hui nous vivons le présent, nous nous projetons sur l’avenir et avons un regard bienveillant sur le passé », L’objectif de Gérard Dorey : retrouver à chaque nouvelle édition ses premiers partenaires, notamment dans le domaine des énergies alternatives, mais aussi les créateurs individuels de jouets, de mode, les artistes du bois. Et faire connaître tous ces talents d’innovation au-delà des frontières. La première édition du Concours Lépine s’est tenue au printemps 1901 à l’Espace Porte de Versailles. Chaque année, une deuxième session se déroulait à l’automne successivement au Petit Palais et au Grand Palais. Le Concours Lépine aborde ses 106 ans et se décline en concours régionaux à Strasbourg, Monts-en- Touraine et Villepinte. Gérard Dorey assure la présidence depuis 11 ans, après 16 ans de vice-présidence.
Quelques inventions-phares 1901, TRIx, le premier jeu de construction type Meccano 1910, le changement de vitesse progressif adaptable aux automobiles et à l’industrie, Fernand Forest 1913, l’appareil récepteur de TSF par Champeix 1919, le stylo à bille, devenu crayon Bic, M. Pasquis 1921, le fer à repasser à vapeur, Constantin Caroni 1922, la machine à sténotyper de Pigier 1930, la tondeuse à gazon de M. Poulain 1931, la moulinette presse-purée de M. Mantelet (groupe Moulinex) 1937, le cœur artificiel, et le poumon d’acier, M Henry 1967, le protec-auto, système de protection des pare-brise en verre sécurité, par Eugène Dorey, le père de Gérard Dorey 2001, le télétransmetteur à infrarouge universel de Mme Florit 2002, le chariot électrique motorisé pour la grande distribution de Mme Losego 2003, l’héliodôme, construction solaire de M. Wasser Un record : Claude Dumas a présenté 200 brevets, dont la Solaréole 2, un moteur à vent et à soleil (l’éolienne)…
Brèves
Concours lépine : cinq pôles
Les énergies alternatives
Les technologies médicales
Les bio-technologies
L’innovation et le design industriel avec l’APCI
Et un podium presse /VIP
le livre des inventions : un ouvrage de référence
5 000 inventeurs sont référencés dans ce livre des inventions diffusé à 350 000 exemplaires, dans tous les pays de langue française. Référentiel des inventions, il fournit également toutes les adresses et aides utiles (INPI). Aux Éditions Flammarion, 25 €. Dernière édition 2007, disponible en librairie.
Histoire
Le premier concours a lieu en 1901, Porte de Versailles, dans un espace d’exposition appartenant à la Mairie de Paris et à la CCI. Sur 660 000 m2, le salon reçoit 6 000 inventeurs sur trois mois. Les débuts du concours concernaient l’automobile, l’aviation, le train, le jouet et l’habileté professionnelle : des ébénistes, des designers, des couturiers. La mode, représentée par la Samaritaine, le Bon Marché et le BHV, a vu arriver Dior en 1947.
En 1924, le Concours Lépine crée le CoËT, groupe des Meilleurs ouvriers de France, la grande industrie fait son entrée avec de grandes entreprises comme des sociétés d’aviation ou de marine, Manufrance. 1931 voit la naissance de la domotique avec l’invention du presse-purée de Moulinex. Ce sont aussi les prémices des grandes expositions de l’automobile, avec 254 constructeurs présents, dont des motoristes, fabricants de pneus, de châssis, de carrosseries en bois.
Rendez-vous
Concours Lépine international Paris
27 avril au 8 mai À la Foire de Paris sur 5 000 m2.
Concours Lépine international
7 au 17 septembre À la Foire de Strasbourg sur 4 000 m2. Les inscriptions à ce concours sont possibles jusqu’au 15 août.